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🥲 Comment ai-je découvert mon hypersensibilité ?

Dernière mise à jour : 20 déc. 2021



Préface

J’ai toujours su que j’étais sensible, mais je pensais que cela se distinguait seulement par les pleurs. J'ai également toujours pensé que j'étais une alien car je ne supporte pas les odeurs, j’entends tous les bruits même les plus petits et je les supporte difficilement… (le bruit d’un bouchon, d’un couvercle mal fermé par exemple). Je m’étais déjà découverte au plus profond de moi car j’adore le développement personnel, mais en société, je ressentais un décalage et une différence énorme. Cependant, je savais que tout ce que je faisais était très lucide et surtout, ça me correspondait. Ainsi, j’en ai conclus que j’étais seulement différente. Au fond de moi, je me demandais tout de même s’il ne manquait pas clairement une ou deux pièces du puzzle. La première est l’hypersensibilité et la deuxième, le haut potentiel ! Et aujourd’hui, je vais vous parler de l’hypersensibilité.


L'hypersensibilité et l’hyperesthésie : le package !



L’hypersensibilité c’est un trait de tempérament inné qui se trouve dans nos gênes. D’après Elaine N. Aron et son équipe de recherche, l’hypersensibilité représente 20% de la population globale. Et parmi ces personnes il y a environ 70% d’introvertis et 30% d’extravertis qui ont 4 caractéristiques en commun :

  • le traitement en profondeur

  • l’empathie

  • la réceptivité sensorielle

  • l’hyper stimulation.


L’hyperesthésie c’est lorsque nos sens : le goût, l’odorat, l’ouïe, le toucher et la vue sont exacerbés. Je dirais que presque tous mes sens sont exacerbés, mais les plus touchés sont l’ouïe, l’odorat et le toucher.


Le toucher : je suis allergique à beaucoup de lessives, produits et les étiquettes sont gênantes même coupées.


L’ouïe : j’entends tout, je dors avec des boules Quies et si je pouvais vivre avec ça serait génial.


L’odorat : le parfum, la cigarette, tout cela me donne des maux de tête, des maux de gorge et la nausée.




 

Petit focus sur Elaine N. Aron: une psychologue de recherche clinique qui a commencé à s’intéresser à l’hypersensibilité et à ses fonctionnements dans les années 90. Elle a démontré que l’hypersensibilité n’était pas synonyme d’introversion, de dépression et de timidité et a voulu partager ses recherches au grand public en mettant en avant les aspects positifs de l’hypersensibilité.

 

Comment ai-je découvert mon hypersensibilité ?

Lorsque j’étais enfant on me demandait souvent “pourquoi tu pleures ?“ et bien sûr, je n’avais pas la réponse. Les pleurs sont souvent vu comme négatifs, signe de tristesse et de malheur. Ou bien on me disait souvent : “Tu es trop sensible, trop ceci ou trop cela, trop, trop” ou bien on me prenait pour une folle car personne n’entendait les bruits que j’entendais. Je pourrais continuer comme ça longtemps… Tout cela pour dire que l’hypersensibilité est invisible aux yeux des autres et c’est aux hypersensibles de se protéger, de se construire leur propre environnement et de bien s’entourer afin de bien le vivre car ça peut être très différent d’une personne à une autre et difficile à vivre.

Un jour, je pleurais encore beaucoup sans vraiment savoir pourquoi, j’étais émotive et j'avais beaucoup de choses en tête. Ces pleurs n’étaient pas forcément liés à une situation négative, c’était et aujourd’hui je peux mettre des mots dessus, des pleurs liés à une situation, à un besoin de communication, un besoin de changement et de liberté. À ce moment-là, on m’a encore demandé pourquoi je pleurais et j’ai décidé de faire une nouvelle recherche sur Google et de taper “je pleure souvent”. Ma première recherche remontait à 6 ans de cela et j’avais lu quelques textes sur l’hypersensibilité, mais je n’avais pas trouvé grand chose. En revanche, ma deuxième recherche a porté ses fruits et je suis tombée sur un article professionnel de 6 pages qui définissait les aspects et fonctionnements de l’hypersensibilité. Plus je lisais, plus je me reconnaissais et plus je pleurais. C’était magique, une révélation positive pour moi ! Et bien oui, je n’étais pas si folle que ça. Le fait que mes sens soient exacerbés, c’est totalement normal finalement. La prochaine étape était d’étudier mes fonctionnements et de faire en sorte de me protéger afin de ne plus avoir à supporter ce qui pouvait me rendre mal à l’aise.


Ce qui faut également comprendre c’est que derrière l’hypersensibilité, il y a une grande empathie et donc le besoin d’aider l’autre à tout prix jusqu’à l’oubli personnel, il est donc important de poser ses limites et de savoir dire non. Il est également important de découvrir ses forces. Pour moi ce sont la créativité, l'art, la recherche du détail et je comprenais mieux mon côté artistique et créatif depuis le plus jeune âge : chant, danse, dessin, peinture, théâtre, musique… C’était une réelle révélation intérieure qui me permet aujourd’hui de mieux appréhender l’extérieur. Enfin, le plus important c'est d’utiliser son hypersensibilité à bon escient.


Mon hypersensibilité au quotidien

Être hypersensible, c’est plus que des ressentis, c’est un mode de vie. Pour ma part, je conditionne ma vie selon ce qui est bon, confortable pour mes sens, mon corps et moi. Sinon, mon corps réagit directement et je peux développer des maladies bénignes et cela joue sur mon mental et mes émotions. Par exemple, je ne pouvais plus supporter de prendre les transports (les sons, les lumières, la foule, les odeurs), les bruits en open space, les réunions à n’en plus finir et cela pouvait me créer des crises de panique et m’épuiser. Et comme je voulais être freelance, j’ai quitté mon CDI du jour au lendemain car je voyais mon bien-être avant tout et surtout je ne pouvais plus endurer cela. Mon entourage ne comprenait pas mes réactions et mes volontés, c’était en quelque sorte trop poussé et trop spontané (encore trop pour changer). De plus je gagnais un bon salaire donc imaginez le regard des autres et leur visages ébahis, ils ne comprenaient pas du tout. Aujourd’hui, je suis freelance et je peux gérer mon emploi du temps, continuer à m’adonner à mes projets d’entrepreneuriat et à ma créativité, ne plus entendre les bruits de clavier, de souris et de stylo en open space ni endurer un long trajet de métro. Cela a changé ma vie, c’est un confort supplémentaire, c’est comme voyager en première classe avec Air France :).


Votre hypersensibilité est une force, exploitez-la !

Différents, ensemble !

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